Eric

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Eric Petit

Vigneron depuis toujours, autant que je me souvienne, j’ai repris le petit domaine familial en 1993. J’ai d’abord suivi les traces de mon père, en cultivant de manière traditionnelle vignes et arbres fruitiers, dont je livrais la récolte aux coopératives. Mon activité de pépiniériste m’a appris à m’intéresser aux divers cépages connus ou méconnus et m’a permis de varier l’encépagement du domaine.

Mon rêve depuis toujours aurait été d’avoir ma propre cave, mais un tel changement demandait un gros investissement… Petit à petit, j’ai diversifié mes activités en commercialisant une petite partie de ma récolte. Cela m’a permis de constituer un début de clientèle et de mettre sur pied des événements « culturello-festifs» au Domaine.

Ce ronron aurait pu durer encore longtemps… Mais un jour de l’année 2008, alors que j’étais juché sur mon tracteur en train de faire un xème traitement sur ces malheureux pommiers, quelque chose qui devait s’apparenter à une voix me demanda ce que j’étais en train de faire et pourquoi… Faute de réponse pertinente, je décidais d’arrêter immédiatement et de reconsidérer mes choix. C’est ainsi que je passais à la culture bio sur mes arbres fruitiers !

Puis quatre ans plus tard, en 2012, décidé à faire une crise de la cinquantaine dynamique et écologique et convaincu par l’expérience menée sur les arbres, j’adoptais le bio sur tout le domaine et obtenais le « label bourgeon ».. Dans la foulée je quittais la coopérative et décidait de commercialiser moi-même l’intégralité de ma production.

Avec le léger recul actuel, il est certain que cette décision était la bonne ! Si la lutte contre les maladies de la vigne est bien plus délicate qu’en culture traditionnelle, la satisfaction d’œuvrer pour le bien de la nature et de produire un vin plus naturel compense largement cette difficulté ! Et puis il y a la vente qui m’amène à faire de multiples rencontres et souvent, assis sous une pergola ou dans la cave, à boire un verre avec les clients et me montrer convivial… terrible métier que celui de vigneron !

Un autre de mes rêves secrets aurait été d’être … rock star ! A défaut, n’ayant jamais réussi à jouer un accord de guitare et l’âge venant, j’ai décidé de compenser ce manque en organisant des évènements culturels sur le domaine. De mon amitié avec les musiciens du groupe Boulouris est née l’idée d’un festival musico-gastronomique : The Tilleul Festival (déjà 6 éditions !) J’ai également mis sur pied chaque année dans ma cave, pour le plus grand bonheur de mes barriques, la « Mise en musique des vins à la propriété »…

La conclusion de tout ceci ? si vous me cherchez sur internet : tapez vigneron, événement et musique !